En Vrac

Idées d’articles ou idées tout court. Je tri­erai un jour, peut-être.
[su_ac­cor­dion]
[su_spoil­er title=“Livres non lus”]Evolution au cours du temps de l’accumulation des par­tielle­ment lus, non-lus, désirés, et sens imag­i­nal de ma bibliothèque.[/su_spoiler]
[su_spoil­er title=“Degrés d’expertise”]Passive, resti­tu­tive, active, experte. L’honnête homme du XXIème. Les réc­its de la con­nais­sance et la doxa éclairée associée.[/su_spoiler]
[su_spoil­er title=“Trolls des savoirs”]Par exem­ple — sans exclu­sive — S. J. Crothers (aller voir pre­miers com­men­taires sous vidéo de susskind) et C. Mag­nan. Une unité dans l’idée fixe, con­tra­dic­toire avec la doxa (typolo­gies à pro­duire :

  • remet­tant en cause une théorie don­née pour revenir à des con­cep­tions antérieures, moins choquantes pour le sens com­mun ;
  • essayent de jus­ti­fi­er une théorie incom­pat­i­ble avec le matéri­al­isme actuel (O. Cos­ta de Beau­re­gard, par exem­ple) pour revenir à) un ordre où la sci­ence serait com­pat­ble avec tel ou tel principe plus ou moins spir­i­tu­al­iste (et, donc, ce faisant, ésotérique) ;

et la rhé­torique d’assiégé (rai­son con­tre toute la com­mu­nauté) et l’agressivité lim­i­naire. P1 et P3.[/su_spoiler]
[su_spoil­er title=“Tolkien”]Va bien fal­loir que j’écrive un jour sur Tolkien. Je con­nais mieux son oeu­vre que celle de Kant ou de Laru­elle. Il le faut bien le recon­naître : les plaisirs qu’elle me pro­cure sont plus relevés, plus vastes, plus émer­veil­lants. Plusieurs raisons en vrac : le mariage de nos­tal­gie con­ser­va­trice et d’héroïsme, des per­son­nages-types, le rap­port à la nature, la com­plex­ité de cette fig­ure idéale de l’homme qu’est l’Elfe, l’ambition mythologique, la cos­mogo­nie, col­lage déli­cat de thèmes chré­tiens et nordiques, la pro­fondeur lin­guis­tique et cul­turelle, l’ampleur his­tori­co-mythique, les leit­mo­tivs nar­rat­ifs (Beren-Luthien, Tuor, Turin), des réc­its-force dont cha­cun pour­rait don­ner lieu à poly­lo­gie ciné­matographiques (le Narn i Chin Hurin, Beren Luthien et la chute de Doriath, Tuor et la chute de Gon­do­lin, bien sûr, mais encore Les fils de Feanor, Les fils d’Earendil, Grandeur et Déca­dence de Numénor, La dernière alliance, Gal­adriel, etc.), le sens d’un monde à part entière, la con­cep­tion du mal, la nar­ra­tion impos­si­ble, mal foutue, organique presque, oui, bien plus salée que les fadasseries nor­mal­isées psy­chol­o­gisantes issues des cours de sto­ry telling, la ver­si­fi­ca­tion antiquisante, l’invention d’écritures.
Je suis régulière­ment com­plète­ment fasciné. Et régulière­ment, je pars me rerereper­dre au Sil­mar­il­lion, au SdA, aux Unfin­ished Tales, ou dans quelque essai (il en est peu de bon, hélas), etc. Aucun auteur n’a a ce point excité et cap­tivé mon imag­i­naire sur tant d’années — alors que j’en con­nais à l’imaginaire bien plus flam­boy­ant que celui du philo­logue d’Oxford, la Tanith Lee du “Dit de la Terre Plate”, par­mi les plus incroyables.[/su_spoiler]
[su_spoil­er Title=“Ontologies”]“Qu’est-ce qu’une chose ?” est la grande ques­tion de l’ontologie depuis qu’elle s’est dégagée de la méta­physique. La réponse qu’on y apporte dépend de la con­cep­tion qu’on se fait de la nature de l’être. Les vari­ables sont nom­breuses (homme/chose, un/multiple, continu/discontinu, fini/infini, intuition/calcul,…). La ten­dance actuelle est à la chose comme unité sta­ble d’information — théorie des tropes — cal­cu­la­ble, donc. La mode n’est pas aux infi­nis mais au cal­cul ; et la tech­nique l’emporte sur la par­tic­i­pa­tion rationnelle-affec­tive. Je gage donc qu’on ver­ra, prob­a­ble­ment bien­tôt, resur­gir un “roman­tisme” des choses, en oppo­si­tion au règne du cal­cul rationnel — et qui soit mieux infor­mé et artic­ulé que les éponges un brin grais­seuses intel­lectuelle­ment par­lant des réac­tions neo-bab, pseu­do-cools et post-mod­erns inso­far as it seems to enti­tle them to shed rig­or for righteousness.[/su_spoiler]
[/su_accordion]

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


Là, sous la sauvegarde des rochers, dans la plénitude du vent, je demanderais à la nuit véritable de disposer de mon sommeil pour accroître ton bonheur. Et tous les fruits t’appartiendraient.