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Le dict du pouet.

Ruts

Géla­tine – hâte latine de tout col­lant secré­tant luisant flasque dans les fonds d’basques de s’gonde en s’gonde la faim canine débonde plus ronde l’abassine des ven­tres blonde j’bande machine bite ô ma bite, almée des délices affines, va t’en gliss­er et ho et hisse aux vasques liss­es et veloutées du périnée, eh ! Tar­rasque ! venai­son de vits et sa gravy d’agave — j’me gave, j’m’avine — Tequi­la ! lev­ées de lunes brunes – et cleans où s’échine reine ma ta nos leurs pines pleines, sueurs en coeur, cule, clumes des reins frappeurs, hard task !

Phares

Phares 1

Tu te heur­tes à tout mur. A ton corps encagé. Accrochée au cerceau des côtes pre­mières, douloureuses, la cage tho­racique – don­ner l’air néces­saire à la suff­i­sance de tout sem­blant – con­tin­uer – tu sais le monde à ta mesure – mais – le passé aus­si fait men­tir ton savoir – là où gisent en tas de sou­venirs ramassés mères, frères et pères – l’homme est une mère – pour l’homme – même dent car­nas­sière – et le grand bal­lant des bras dont l’accueil sauve – l’homme est amer en bouche, trop mûr savoir, et men­songer – on t’a volé ton corps – dérobés, ton frère, et la pater­nité – effrayante fra­ter­nité – père enfant frère – l’enfance te fut un retrait com­plexe – échap­per au devoir, lourd de chaque caresse – encore – jamais assez – corps arrêté – à dix ans voûté – ange encagé – semé plumes au labyrinthe des “tu devra(i)s” – nulle part où jamais arriv­er – loin­taine, la chose, et libre – la chose qui se mérite d’une excel­lence pré­para­toire – tou­jours – encore – tou­jours – jamais qui ne débouche – la chose – hors d’atteinte – hors d’attente – rien ne per­met de sur­mon­ter l’attente – de la chose – de la mère – aimante – amer –

Phares 2

– on t’a lais­sé – lâché – four­voyé – dans la douceur des plis du savoir – et dans l’ivreses des hommes aux grands bras bal­lants – amers en bouche – amers de ton igno­rance – savoir n’est pas con­nais­sance – on t’a volé ton corps – ta lib­erté vive – ta voix – le tour­ment de tout labyrinthe naît de la con­trac­tion des con­traintes – va-t-en donc te per­dre – ne les laisse pas – pas trop vite – trop près – approcher – ou dévore – mino­tau­re ! – « mais moi, c’est pour aimer que j’étais fait ! » – c’est vrai – mais c’est ta nuit, stel­li­to – ta nuit – ton désir dénudé – le mi-amour ancien – l’insuffisant – dont il tire l’encre encore de sa relance – tes mots, même, sont vides – pour hurler, c’est hurler qu’il te faudrait – tu as retenu – le lourd bat­te­ment de paupières – le cri poli – civil­isé – pas le non ! maf­flu – la jouis­sance aiguë du non ! – on aurait pu inter­dire franche­ment – autoris­er le jeu de l’opposition – frontale – les reproches doucereux ne ren­dent pos­si­bles aucune trans­gres­sion – on aurait pu – on te l’accorde – tu aimes jouer avec les si – accrocher quelque autre vide – comme ces sil­hou­ettes qu’aucun désir n’éclaire vrai­ment – tes caress­es pèlent – lam­beaux de doigts écrasés sur la peau rêche du temps – ces fris­sons n’emmènent per­son­ne nulle part – la couleur est grise au cœur même des tis­su d’Orient – tais-toi – tais-toi – attends le feu de tout couchant – cœur humide – attends le feu – attends que te revi­enne – la joie insue – attends – goûte – dans l’entre-temps – goûte – le sel et la larme – goûte – le poids et la peine – goûte – le souf­fle court – l’inertie de ton corps voussé qui fait voile à tout vent – pour tout amer, le pouls de soli­tude du temps – tristes heute – vacuité des futurs – et des­tin dévoilé – dans le corps matriciel des ten­dress­es passées – qui lui aus­si – ô ! phare – te don­nera la clef, la clef amoureuse – d’un lendemain

Phares 3

(J’aurais bien voulu en faire une BD, en fait. Je ne sais pas dessiner.)