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Ninive

Bon ben voila. Y vont tous défiler au téléphone. Peut-être que je ferais bien de le débrancher. En même temps, ça me fait plaisir. Pour certains, je ne les ai au téléphone qu’à cette période de l’année.

Je suis un grand garçon, maintenant – je peux traverser la rue tout seul et même aller au cinéma voir des trucs que ya que les grands qui z’ont le droit.

Allez, 34 ans… Je vivrai vieux.

Tiens, un appel….

100% pur beurre (toujours)

Une victime sacrificielle, voilà l’effet… Mes vêtements sentent le beurre, mon lit sent le beurre, et je ne suis pas sûr de jamais pouvoir évacuer l’odeur de mon appartement. Tel le feu du sacrifice où l’on verse le lait clarifié du monde, je me fais l’impression d’être, d’avoir été consacré. Ne reste plus qu’à chanter les Véda, et je me prendrai pour Agni, le feu dévorant qui consumme les forêts.

Avé du beurre

Pour faire un beurre clarifié, ça n’est guère difficile : une plaquette de beurre, une casserole, la douceur d’un feux-doux. Faire fondre à la douceur douce du feux-doux le beurre (doux, lui aussi, est-il besoin de préciser à nos amis marins-et-bretons). Lorsque le beurre, devant tant de douceurosités, a fondu, le laisser cuire 20 à 30 minutes (douces) le temps que dorent les particules blanches, et partent, au fond de la casserole, dormir. Retirer, tamiser – ce qui dort, doré, part en vacances à la poubelle, on récupère le beau gras blond – et laisser reposer en récipient hermétique (mais non point d’émeraude) et au frais.
Voila. Le tout à une saveur caractéristique, plus forte que le beurre, et résiste bien mieux à la montée en température. Idéal pour faire les currys.
Sinon ça s’achète, mais c’est hors de prix pour ce que c’est.

Ah, j’oubliais un détail. Bien sûr.

Ne pas oublier la casserole sur le feu.

Sinon ça empeste, douceâtre, le beurre brûlé, pendant des jours. Assez infect. Ca me réveille la nuit. Tant de douceur.