Category Archives: Bobines et pixels

La Tortue Rouge — M. Dudok de Wit

Je con­nais­sais Dudok de Wit par son ironique et gen­ti­ment zen Le moine et le pois­son et par Père et fille, petit bijou qui me laisse assez sys­té­ma­tique­ment en larmes. Avec La tortue rouge, il nous offre un poème, pré­cis et sim­ple, romance sans paroles tra­ver­sée de l’odeur des vagues, du bruisse­ment des bam­bous, des grandes ailes assignées au sans fond bleu du ciel, et à ce qui s’en vient du temps lorsqu’un dieu vous requiert, lune après lune, depuis l’île sous les tem­pêtes, à l’ici lent des choses. Comme d’un haïku, l’on pour­rait y trou­ver mille métaphores ; comme d’un haïku, cela se jus­ti­fierait ; comme d’un haïku, l’on man­querait alors l’essentiel, je crois — le silence.

L’histoire tiendrait en quelques pages, une dizaine peut-être, moins sans doute. Mais le poème néces­site bien son heure vingt pour dépli­er ses rythmes. L’émotion ne s’en vient qu’à le suiv­re, il me sem­ble. Espér­er ici une morale, ou les péripéties habituelles de la nar­ra­tion, c’est se con­damn­er à la décep­tion. La pré­ci­sion d’un geste, l’économie d’un mou­ve­ment pour trans­met­tre un mes­sage, l’écrasante beauté du ciel suff­isent (je n’aurai guère regret­té qu’une étrange, fugace, émou­vante mais inex­plic­a­ble valse, encore trop bavarde à mon goût, dernier reste de ten­sion démon­stra­tive dans un film qui réus­sit ailleurs par­faite­ment à en faire l’économie). Les per­son­nages sont en leur fond rapi­de­ment sans prob­lèmes. Ils n’ont pas de masques et finis­sent par n’être qu’exactement ce qu’ils sont — dit autrement : ils ne se revendiquent d’aucune identité.

Il faut pou­voir se couler dans ce rythme-là, celui d’une vie sans autre his­toire que celle tis­sée par la nature envi­ron­nante et les sur­sauts des désirs, dis­sipés tou­jours plus fine­ment par la grande paix de qui suit les rythmes de ce qui s’en vient. Les éton­nantes gri­sailles noc­turne, les explo­sions du jour, l’incroyable des ciels, le vent, la vague, l’arbre, les mou­ve­ments de la vie ani­male, tout con­court à étein­dre l’envie d’un “et après ?”. Les choses passent, se passent, sans rai­son, ni pourquoi. Et la fin me cueille avec une émo­tion que je ne peux retenir, qui m’habite encore, ultime vers qui me boule­verse de sim­plic­ité et prob­a­ble­ment entre en réso­nance avec une chose qui peut-être n’est que mienne, que je ne com­prends pas bien, et que je ne saurais donc vous faire mieux partager que ce que j’en viens d’écrire.

Il en va ain­si des con­tes, qu’ils dépen­dent bien moins de leur let­tre que de la voix du con­teur, qui nous habite encore très loin du dernier yékrak retenti.

Ini­tiale­ment posté sur Sen­s­Cri­tique

The Hobbit III — Peter Jackson

The Bat­tle of the five armies, Peter Jack­son, décem­bre 2014.
Affiche du film - Martin Freeman - The Hobbit
Allez. Ne boudons pas. C’est le meilleur opus de cette trilo­gie une peu trop jack­son­ni­enne. Le bon­homme ne voulait pas réalis­er The Hob­bit, il devait avoir ses raisons, pos­si­ble­ment le risque de la répéti­tion. Le fait est qu’il n’avait pas grand chose de neuf à nous dire au fil de ces trois films assez iné­gaux. Et dans ce peu, c’est prob­a­ble­ment dans celui-ci qu’il s’en tire le mieux, à mon sens.

Ne désir­ant laiss­er ici aucun spoil­er, je ne m’étendrai pas sur sa façon, pour une fois pas trop inco­hérente, d’étendre l’intrigue, assez mince, des derniers chapitres du livre. Guiller­mo del Toro ayant été con­seiller sur le film, ceci, peut-être, explique-t-il cela. L’unité de temps et d’action aidera beau­coup ici à don­ner leur con­sis­tance ces deux heures et quelques. Batailles rob­o­ra­tives mais, ai-je trou­vé, assez facile à suiv­re — tout agaçant soit-il qu’un un orc armé et si habile à défil­er en des rangs qu’envierait toute armée sovié­tique, soit face à des femmes, enfants et hommes en habits de toile encore moins effi­cace qu’un stormtroop­er con­fron­té à une princesse à macarons.

Gross­es bas­tons, un brin d’émotion, une drôle de con­struc­tion (mort du grand méchant loup en début de film, les cha­tons à dents de sabres ébréchée et haleine de cha­cal — les orcs, quoi — se mon­trant bien plus cori­aces que lui), quelques jack­son­ner­ies bien ratées (on en les compte plus) et de nom­breuses trahisons de l’esprit tolki­en­nien — on savait à quoi d’attendre — mais somme toute mineures au regard de celles précé­dents opus (ou bien je m’habitue, va savoir). Bref, j’ai passé du bon temps.

J’aime ce qu’Armitage fait de la démence de Thorin, et à mon goût, Free­man fait un Bil­bo décidé­ment très con­va­in­quant, leur duo appor­tant au film une couleur dra­ma­tique man­quant presque totale­ment aux précé­dents. C’est d’ailleurs une des mar­ques de cet opus, que de don­ner une autre épais­seur à cer­tains des per­son­nages ren­con­trés aupar­a­vant — ain­si notam­ment de Thran­duil et de son fils.

Au fond, je suis recon­nais­sant à Jack­son : ces films relan­cent la lec­ture de l’oeuvre, le savoir à son sujet et, je l’espère en tout cas, les études tok­i­en­ni­ennes en France (et prob­a­ble­ment ailleurs) — cela nous per­me­t­tra peut-être d’avoir enfin à dis­po­si­tion un peu plus de travaux de qual­ité sur cette oeu­vre — quelque respect je puis avoir pour les fans, leurs écrits, aus­si intéres­sant soit-il sans doute pour eux de les avoir pro­duit, méri­tent rarement pub­li­ca­tion. Et surtout, ça me donne furieuse­ment envie de re-re-re-re-re…lire bits and scraps of it all.

D’accord, ce ne sont pas les films que l’on attendait — l’on ne trans­forme pas aisé­ment un bon faiseur de films gore en poète à même de restituer cette nos­tal­gie qui chez Tolkien habille toute lumière. Cela dit, l’univers visuel dans lequel ils se déploient laisse fil­tr­er quelque chose de cet esprit qui rend l’univers textuel des Terre du Milieu si fasci­nant. Et ce film-ci va à mon sens un tout tout petit brin plus loin, dans la mesure où il parvient à nous laiss­er enten­dre, ici ou là, un peu de cette voix d’outre-passé, qui sait la valeur des choses sim­ples et des grands attache­ments que la mort défait en couteaux de douleur. Mais je suis ici trop lyrique — ce ne sont que quelques éclairs, aperçus ailleurs, dans d’autres films de l’hexalogie, mais que l’on voit pour­tant mieux ici, du fait de la teneur plus dra­ma­tique des dénoue­ment du Hobbit.

Ini­tiale­ment pub­lié sur Sen­s­Cri­tique

Le grand silence — Die grosse Stille

 

Le grand silence

Une année du monastère de la Grande-Chartreuse.

Égrené de quelques ver­sets bibliques somptueuse­ment choi­sis — quoique ressas­sés de façon par­fois un peu las­sante -, le film est mon­té comme un vaste et silen­cieux com­men­taire de la vie retirée. Du coup, à vouloir mon­tr­er l’intime, il fal­lait faire style d’un rythme lent et de la longue durée (plus de deux heures et demi). Au spec­ta­teur de dévelop­per une patience et, à cette occa­sion, de moins en moins fréquente, de laiss­er s’installer un autre type de sensibilité.

Certes, on pour­rait cri­ti­quer cer­tains par­ti pris esthéti­sants, quelques lour­deurs de style, par­fois, ou reprocher au cinéaste de ne pas faciliter l’accès à son sujet — mais je ne pense pas que, sauf à men­tir, cet accès puisse être facile ; on serait ten­té de deman­der, encore, un peu plus de détail sur la vie économique du monastère et ses rap­ports au monde — mais je gage qu’il existe déjà toute une doc­u­men­ta­tion sur ce sujet ; ou un plus vif éclairage sur la vie intérieure, les moti­va­tions, les résis­tances et les joies de cha­cun de ces moines — mais il aurait fal­lu bris­er la com­pac­ité du fond sonore (bruits naturels et arti­fi­ciels, rares con­ver­sa­tions, rires…) et rompre la con­ti­nu­ité de l’expérience du spec­ta­teur pour y réin­tro­duire une posi­tion d’extériorité, celle du juge ou du faiseur de polémiques, d’accord-pas d’accord : là n’était pas l’enjeu.

Lent déroulé des images, jeu des tex­tures, irri­tant pour plus d’un, mais à mon sens mar­que du décalage entre le silence de la vie monacale et le bavardage du monde, den­sité de la présence de ceux-là qui sont par­mi les derniers déposi­taires d’une spir­i­tu­al­ité occi­den­tale, et l’impérieuse insis­tance des paysages de Char­treuse… J’ai été touché, pro­fondé­ment. Il n’y a guère plus que je puisse en dire.

Le Grand Silence
Réal­isé par Philip Grön­ing
Doc­u­men­taire allemand.
Sor­tie : 20 décem­bre 2006
Durée : 2h 42′

Le Labyrinthe de Pan

Atten­tion : Cet arti­cle con­tient suff­isam­ment d’élément sur le film dont il traite pour être con­sid­éré comme un spoil­er.

L’Espagne de 1944 donne le cadre, et le ton. Ofe­lia (Ivana Baque­ro), huit ans, entre­tient une pas­sion pour les con­tes de fées. Son père est décédé et sa mère (Adri­ana Gil), s’essaie à refaire sa vie avec l’homme dont elle est enceinte, Vidal, cap­i­taine de l’armée fran­quiste (Ser­gi Lopez) dont l’énergie bru­tale est con­sacrée toute à l’écrasement du maquis en bor­dure duquel il a pris gar­ni­son. Ofe­lia, nou­velle­ment arrivée, décou­vre der­rière la mai­son, étrange ter­rain de rêve, un labyrinthe dont le por­tail s’orne d’une tête de faune, archi­tec­ture présente en ces lieux d’antique mémoire comme elle l’apprend rapi­de­ment. Très vite alors, mon­des et vio­lences s’entrelacent à mesure que s’intensifie avec la guerre la dureté de « ce que l’homme fait à l’homme »[1] , du coeur mag­ique du labyrinthe, sour­dent par la voix d’un vieux Faune les épreuves que la petite fille devra traverser, 

Je passe très vite sur les per­for­mances des acteurs, fort con­va­in­cantes dans l’ensemble — seule par­fois Ivana Baque­ro paraît avoir du mal à trou­ver le chemin de son per­son­nage, par­ti­c­ulière­ment d’ailleurs dans cer­taines des scènes où elle devait jouer devant écran bleu : il est clair alors qu’elle ne sait pas ce qu’elle voit et ne ressent pas ce que son per­son­nage devrait ressen­tir. Je désire surtout dégager une inter­pré­ta­tion d’ensemble à l’éclat mat ce scé­nario entretis­sé de noirceur et vio­lence. Les per­son­nages y sont pris dans un étau se resser­rant avec tou­jours plus de cru­auté et arrachant peu à peu aux vivants toute pos­si­bil­ité de sim­ple­ment con­tin­uer. Ce que ressen­tent les adultes est passé au crible de notre regard et au fil­tre réson­nant de celui d’une fil­lette rêveuse de huit ans plongée dans ces événe­ments — out­re un fugace bébé, c’est le seul enfant du récit.

Tout comme par deux fois Alice — à laque­lle on l’a beau­coup com­parée -, Ofe­lia passe dans un monde miroir de la logique des adultes. Mais là où le pays des mer­veilles et l’autre côté du miroir don­nent à la pre­mière les clefs de l’irrationnelle ratio­nal­ité de la pen­sée, des absur­des règles de bien­séance et de préséance et des occu­pa­tions quo­ti­di­ennes, pour la sec­onde, le labyrinthe du grand faune est d’emblée con­t­a­m­iné par l’horreur qui détrempe le monde des hommes. Les rêver­ies d’Ofelia ne peu­vent acquérir cette valeur apotropaïque et con­struc­tive qu’ont ses songes pour Alice. S’il y va bien dans les deux cas d’une ini­ti­a­tion, c’est au monde des hommes pour l’héroïne de Car­roll, à l’outre-monde chthonien du roy­aume dont elle serait princesse pour celle de Del Toro — on se sou­vient que tra­di­tion­nelle­ment, le peu­ple de dessous la terre, elfes ou nains des légen­des, est étroite­ment appar­en­té aux morts.

Les épreuves aux­quelles Ofélia se voit soumise dou­blent sym­bol­ique­ment celles qu’elle doit affron­ter au quo­ti­di­en — arrache­ment à sa ville pour une cam­pagne reculée, à la mémoire de son père pour la tutelle d’un homme cru­el à la pater­nité au mieux nom­i­nale, con­fronta­tion à la soli­tude et à l’égoïsme des adultes, à la hideur de leur univers sans magie — “Les fées, ça n’existe pas ! “, sans ten­dresse ni espoir, à leur sadisme (cer­taines scènes sont dif­fi­cile­ment souten­ables), à la souf­france et à la mort. Comme un cra­paud assas­sine un arbre en étouf­fant ses racines, Vidal affame une région alors qu’il se gave en com­pag­nie des nota­bles — le par­al­lèle entre les deux est ren­for­cé par celui des clefs) ; et l’Eglise-croquemitaine — oh ce Christ-évèque au corps de momie trébuchante, sèche et putré­fiée ! — laisse aux hommes faire aux corps de leurs prochains ce que bon leur sem­ble, puisque Dieu s’est déjà occupé des âmes.

De même qu’Alice finit tou­jours par se sor­tir de ses rêver­ies, Ofe­lia trou­ve le chemin un jour per­du par son âme et rejoint le pays d’en-dessous, où elle retrou­ve père et mère. Dit de plus abrupte façon : elle meurt. Car c’est bien à cela que sont con­fron­tés les per­son­nages : la mort d’une petite fille de huit durant la guerre d’Espagne. C’est à nous seuls qu’est don­né un plus vaste con­texte, à nous seuls que le réal­isa­teur voudrait faire croire aux con­tes de fées. Selon un procédé exacte­ment symétrique du réc­it fan­tas­tique, qui fait de l’inhabituel un réc­it rap­porté dans une sit­u­a­tion très ordi­naire, c’est ici l’histoire de notre monde qui est insérée dans un con­texte d’emblée fan­tas­tique, réc­it-cadre mis en place par la voix off du nar­ra­teur. Et ces deux mon­des s’opposent, je le dis­ais plus haut, comme celui des vivants à celui des morts. Dès la séquence d’ouverture, on entre chez les hommes après être passé dans un monde de cat­a­combes, mais dans le temps inver­sé de l’agonie d’Ofelia. Le film ouvre sur sa fin en un temps rétro­grade qui nous ren­voie vers le temps des hommes et de l’histoire. Une princesse s’échappera ? elle est déjà rev­enue. Le temps de dessous n’est pas celui du dessus. Et c’est pourquoi, sans doute, le « pas­sage » est-il signé de l’oubli, soit encore de la mort (l’on sait que les morts chez Pla­ton s’en vont boire au Léthé) : il n’est pas de co-exis­tence pos­si­ble entre les deux mon­des, sauf en ces nexus que sont les por­tails, et où par­lent la voix des faunes : des labyrinthes, nécessairement.

Cela dit, pour nous spec­ta­teur, la vision qu’a Ofe­lia de son entrée au roy­aume est stricte­ment lim­itée au temps de son ago­nie et s’achève en un nimbe de lumière qui mar­que sa mort dans le monde d’ici. Ce point peut s’interpréter diverse­ment : après tout, ceci n’était-il qu’un rêve, celui d’une fil­lette frag­ile emportée par l’histoire ? Ou bien la vision d’avant la mort n’est-elle qu’un avant-goût du roy­aume, le seuil ultime ? En ce dernier cas, le nar­ra­teur exprimerait la pen­sée de l’auteur : il faut croire aux con­tes de fées, cer­taines passent par­mi nous et, pour qui sait lire, il est des fleurs pour témoign­er de leur pas­sage. Mais dans le cas con­traire, si Ofe­lia ne fut jamais qu’une petite fille ? Il n’y aurait pas eu de pas­sage, pas de vic­toire sur la mort, juste les efforts déjoués d’une enfant pour échap­per à un réel plus ter­ri­fi­ant que les ter­reurs trou­vées aux con­tes de fées.

Je crois que ces deux inter­pré­ta­tions ne sont pas con­tra­dic­toires. Ofe­lia ne fut que cela : une fil­lette tuée par l’histoire. Mais aus­si, dans un non-monde, séparé du nôtre par l’anéantissement de la mort et l’inversion du temps, une âme de princesse décédée con­naî­tra quelque avatar dans un espace hor­ri­ble dont elle s’échappa jadis… Les logiques inver­sées auraient, du fait de l’impossibilité d’un réel pas­sage d’un espace à l’autre, refer­mé le film sur une ter­ri­fi­ante dés­espérance, n’était cette fleur adv­enue à l’arbre libéré, indi­quant qu’un con­tact avait bien été trou­vé, au-delà de l’horreur et de la mort. Peut-être alors que le mas­sacre de l’innocence en fixe le sou­venir et la pos­si­bil­ité d’espérer. En vérité, quelque chose de chris­tique s’attache à cette Alice-là — mais je sur-glose possiblement.

Reproche de sa vio­lence a été fait à ce film : pas assez de poésie, d’enchantement, d’apaisement, voire de fan­tas­tique ; mais c’est reproche adressé au fond au désir du spec­ta­teur, non au film lui-même. Après tout, c’est bien un film sur l’espoir ; mais qui le mon­tre mince comme une fleur nou­velle après le plus implaca­ble des oura­gans et que détru­irait toute autre tem­pête. L’espoir est douloureux, incer­tain quant à l’avènement des mon­des qu’il promeut, tant est mas­sive la bru­tal­ité des hommes ; qu’il relève de l’absurde, c’est bien cela que ten­terait de cacher tout réc­it lénifi­ant chan­tant jamais la gloire héroïque de l’innocence tombée. Del Toro ne nous laisse pas tomber pas dans ce pathos-là, mais des­sine le lieu de l’impossible pos­si­bil­ité de l’innocence là-même où les dis­posi­tifs de l’horreur sem­blaient l’interdire.

El Laber­in­to del Fauno — Le Labyrinthe de Pan
Réal­isé par Guiller­mo Del Toro
Avec Ivana Baque­ro, Ser­gi Lopez, Adri­ana Gil
Film mex­i­cain, espag­nol, américain
Sor­tie : 1er novem­bre 2006
Durée : 1h 52

NOTES

  1. pour repren­dre son titre à un bel ouvrage de Myr­i­am Revault d’Allones ^