All posts by Kliban

Quantum electron in a labyrinth box just trying to be there and no more.

Ô temps !

Il fait beau à en pleur­er. Je ressors mes chemis­es. Les change­ments de sai­son, c’est tou­jrous le foutoir ; chang­er d’alimentation, chang­er de vête­ments, chang­er de rythme.

Si encore je pou­vais chang­er d’horaire, arriv­er au boulot sur les 17:00 et en repar­tir à 19:00. Mais non. Les saisons affectent les marchés — autres temps, autres marchan­dis­es — mais pas leur cadence.

Et puis, à y réfléchir, il faut bien que tout le monde ait de l’électricité !

Vous diriez quoi, si au print­emps, on ne pou­vait plus rien faire qu’entre 17:00 et 19:00 — belle révo­lu­tion !

Alors je me lève tôt et vais pédaler pour vous, pour que les zélec­trons vibrent le long des grandes-moches-lignes haute-ten­sion et que vous puissiez vous con­necter sur la Ter­nette.

Petits veinards, va !

Baba Yaga

Ca ne sent plus le beurre à la mai­son. Je vis plus dans un Kwing Amann, c’est pas plus mal — une sor­cière finit tou­jours par s’immiscer dans une mai­son en pain d’épides et autres tartiner­ies.

Donc pas de sor­cière. Enfin peut-être pas. Je n’ai pas de placart à bal­ais. Mais ça veut rien dire. Faut que j’aille véri­fi­er les coins. Et les angles.

Ninive

Bon ben voila. Y vont tous défil­er au télé­phone. Peut-être que je ferais bien de le débranch­er. En même temps, ça me fait plaisir. Pour cer­tains, je ne les ai au télé­phone qu’à cette péri­ode de l’année.

Je suis un grand garçon, main­tenant — je peux tra­vers­er la rue tout seul et même aller au ciné­ma voir des trucs que ya que les grands qui z’ont le droit.

Allez, 34 ans… Je vivrai vieux.

Tiens, un appel.…

100% pur beurre (toujours)

Une vic­time sac­ri­fi­cielle, voilà l’effet… Mes vête­ments sen­tent le beurre, mon lit sent le beurre, et je ne suis pas sûr de jamais pou­voir évac­uer l’odeur de mon apparte­ment. Tel le feu du sac­ri­fice où l’on verse le lait clar­i­fié du monde, je me fais l’impression d’être, d’avoir été con­sacré. Ne reste plus qu’à chanter les Véda, et je me prendrai pour Agni, le feu dévo­rant qui con­summe les forêts.

Avé du beurre

Pour faire un beurre clar­i­fié, ça n’est guère dif­fi­cile : une pla­que­tte de beurre, une casse­role, la douceur d’un feux-doux. Faire fon­dre à la douceur douce du feux-doux le beurre (doux, lui aus­si, est-il besoin de pré­cis­er à nos amis marins-et-bre­tons). Lorsque le beurre, devant tant de douceu­rosités, a fon­du, le laiss­er cuire 20 à 30 min­utes (douces) le temps que dorent les par­tic­ules blanch­es, et par­tent, au fond de la casse­role, dormir. Retir­er, tamiser — ce qui dort, doré, part en vacances à la poubelle, on récupère le beau gras blond — et laiss­er repos­er en récip­i­ent her­mé­tique (mais non point d’émeraude) et au frais.
Voila. Le tout à une saveur car­ac­téris­tique, plus forte que le beurre, et résiste bien mieux à la mon­tée en tem­péra­ture. Idéal pour faire les cur­rys.
Sinon ça s’achète, mais c’est hors de prix pour ce que c’est.

Ah, j’oubliais un détail. Bien sûr.

Ne pas oubli­er la casse­role sur le feu.

Sinon ça empeste, douceâtre, le beurre brûlé, pen­dant des jours. Assez infect. Ca me réveille la nuit. Tant de douceur.