Pouème de Noyel

Une vari­ante (bien mièvre par endroit…) d’un précé­dent. Envoyé en accom­pa­g­ne­ment du tra­di­tion­nel mes­sage d’absence pro.

L’eau placide, là-bas, polit sa pâle écume,
Dédi­cace son front à l’azur enchanté
Et fixe au plein des cieux d’un décem­bre sans brume
Le séjour du soleil par l’instant arrêté.

Du goé­land songeur, le vol emmailloté
D’espace fait frémir des grands roseaux la plume ;
Coulant, le sable chante à la paroi posthume
des falais­es de grès un péan déporté.

Un grand noc­turne accouche, à l’heure où les volumes
Du jardin se déploient en leurs intimités,
De Noëls silen­cieux et de songes d’agrumes,

Une promesse enfin de toutes satiétés…
Au mitan du foy­er vocalisent les grumes.
C’est sai­son de cadeaux et de som­meils ouatés.

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