Dali - La pêche au thon

Adolescence — Sonnet

Par­fois, le grand S*** me demande des vers plus clas­siques. Voici des alexan­drins, sur des thé­ma­tiques anciennes.
Mais… nulle poésie :D

L’eau mau­vaise, là-bas, plisse, lourde d’écume,
Son grand front écailleux sous les cieux démâtés.
Tu vagues, ado­les­cent, dans les temps éclatés :
“Rien d’assuré, jamais, sinon borées et brume…

Rien ! Rien ! Ni le ressac, ni le vol exalté
Du goé­land moqueur ! Rien n’allège la plume,
En mon cœur abîmée !” — Sous le soleil posthume,
Tu te veux ange chu d’enfance, déporté,

Seul. “Je me donne à l’host affamé des volumes
De l’encyclopédie” — Ô, savoirs arrêtés !
“Corps jetés sur mon corps, d’où sourd ce que nous crûmes,

Mir­a­cle d’un refuge en toutes vérités !”
Sirènes et Scyl­las te tirent bien des spumes…
— C’est sai­son de BN et de som­meils hantés.

Image : Sal­vador Dali, La pêche au thon, 1966–1967, huile sur toile, 304 x 404 cm, Fon­da­tion Paul Ricard. Source : Sur mon chemin… — arti­cle recommandable.

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