Ancien jet lag

Écrit le 7/7/2013 — San Diego — FB

L’horloge-monde dicte tout à trac les tac­tiques de mes nuits tyran­niques. Une cara­bine-insom­nie française m’aurait assom­mée à 07:00, à 13:00 réveil­lé. Il est 04:00, San Diego ne se réveille. Moi si.

C’était con­venu — la délé­ga­tion française nous l’avait prédit, et ce corps poli qui d’un je s’anime dès qu’un Kliban y tombe en con­science, ce corps-moi si bizarre depuis les ter­mi­tières rigoureuses de l’enfance, ce corps-là, oui, l’avait pressen­ti, et se l’était assigné peut-être aus­si, dans sa ges­tion sans tact de la pinéale, où s’attache l’âme aux brisées du tryp­to­phane.

Je vais aller respir­er, boire, ron­ron­ner, relire les chants et les sorts qui plaisent aux mor­tels. (Le monde sera tout plein de tis­seurs de sor­tilèges — nous saurons aus­si y faire bonne fig­ure, nous autres, appren­tis Vänämöi­nen des champs géo­ma­tiques, druides gaulois au verbe soquioute — pliz! Cinq iou!).

Allez. T’is not near­ly bril­lig. Going to stroke a tove and feed the boro­goves.

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