Formation d'étoiles dans le grand Nuage de Magellan

Εὐλογητόσ

Appel de LdR. L’érosion, dense, de ce en quoi j’étais instal­lé au sor­tir du sat­sang de Jeff est bal­ayée aux pre­mières paroles. C’est d’une chaleur et d’une recon­nais­sance sans osten­ta­tion qui passe tout ordi­naire — com­ment dire la ten­dresse trans­par­ente, la sim­plic­ité de l’échange, la grande cir­cu­la­tion qui soudaine­ment s’installe ?

Etre séparé de ça est, tou­jours un peu plus, intime­ment insup­port­able. Ma cervelle s’invente des tas d’histoires pour ren­dre viv­able le quo­ti­di­en séparé. Mais au fond, je ne parviens pas réelle­ment à me con­tenter de la cen­dre du monde. Par­fois, l’écart me frappe comme une ampu­ta­tion à laque­lle je me serais hideuse­ment habitué.

Pro­fondeurs que je ne com­prends. Le réseau des signes intimes — de celui qui s’entrelace mal­gré soi, hors tout con­trôle — tresse des réc­its incom­préhen­si­bles de cohérence. L’espace du coeur sait et ne sait.

(… Ô j’ai lieu de louer !)

_/\_

(Image : Zone de for­ma­tion d’étoiles LH 95 du Grand Nuage de Mag­el­lan, Euro­pean Space Agency (ESA/Hubble). Cred­it ESA/Hubble in any reuse of this image.
Source : Wiki­me­dia Com­mons.)