Gillis Neyts - Paysage boisé avec château en ruine

Dimanche midi – Jeff Foster

Que d’avoir érigées en villes ces peurs d’enfants qu’ils disent “rêvent”, ils se croient soudain plus proches de l’immortalité ! Ô Merveille !

Mais les rêves d’enfants ne sont pas de jadis ni n’ont besoin des protections des démons de l’abysse et de l’angle. Labiles comme l’automne et l’épée, ils sont vastes assez pour les contenir toutes dans leur évidence nue.

Ces fossiles d’asphalte glorieuse, on les découvre un jour dans les strates du refus et de l’évitement, toute une géologie des détournements de regard au fil de visions soudainement arrêtées par la chute du rideau des effrois et des fausses pudeurs.

Et l’on se prend de colère. Puis l’on se voit soi-même architecturé d’acier forcé et de plâtres sublimes.

Alors, on rit.

Feuilles chantant dans les rues du vent, cavalcades sans pourquoi ni “eurent beaucoup d’enfants”.

Image : Gillis Neyts – Paysage boisé avec château en ruine, 1660, Musée Charles de Bruyères. Photographie : Ji-Elle, 2011-11-24. Source Wikimedia Commons.

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