Laniakea

La lim­ite des supera­mas de galax­ies n’est pas bien con­nue : con­traire­ment aux amas, ils sont trop vastes pour être forte­ment liés par la grav­i­ta­tion et l’on peinait à déter­min­er là où l’un se ter­mine alors que l’autre com­mence. Le nôtre ne fai­sait pas excep­tion et on le croy­ait restreint à l’ensemble de galax­ies appelé supera­mas de la Vierge (72 mil­lions d’a.l. au max­i­mum). Des recherch­es récentes remet­tent tout cela en question. 

En util­isant la dynamique des galax­ies dans le supera­mas, R. Brent Tul­ly, Hélène Cour­tois, Yehu­da Hoff­man et Daniel Pomarède (Uni­ver­sité de Hawaii)[1] sont par­venus à trac­er les lim­ites de notre supera­mas, à la façon dont en géo­gra­phie on déter­mine les bassins ver­sants. Ils l’ont bap­tisé dans la foulée Lani­akea, en Hawai­ien : Vastes Par­adis ou Cieux Incommensurables.

Laniakea

Le supera­mas de Laniakea

C’est un ensem­ble vaste de 520 mil­lions d’a.l. organ­isé autour d’un cen­tre que l’on con­naît depuis quelques années sous le nom de Grand Attracteur : c’est lui qui attire l’ensemble des galax­ies de l’amas. La Voie Lac­tée en habite une des ban­lieues, tan­dis que l’amas de la Vierge n’y est qu’un lieux par­mi d’autres.

Cela dit, les cal­culs impliquées dans ce résul­tat dépen­dent de la valeur du paramètre de Hub­ble, qui est une mesure du taux d’expansion de l’univers. Cet arti­cle note ain­si qu’avec un paramètre de Hub­ble plus faible que celui, inhab­ituelle­ment élevé, choisi par les auteurs de l’article, les dimen­sions de Lani­akea sont plus réduites… et la Voie Lac­tée ne lui appar­tient plus !

Et comme ce supera­mas sem­ble lui-même attiré par quelque chose de plus gros encore[2] , il sem­ble qu’on n’ait pas tout-à-fait fini d’en parler !

Notes

  1. Nature 513, 71–73 ^
  2. Cf. la fin de cet arti­cle. ^

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