C’était mieux demain, ce sera mieux hier

Les options pro­gres­sistes et réac­tion­naires ont fond com­mun dans la croy­ance en un monde de l’homme dont il con­viendrait d’organiser le sens. Ce sont des tech­nolo­gies de l’affect com­mun — dont elles assurent la mor­phogenèse. Évidem­ment, leur ren­voi dos-à-dos s’arrête là. Le réac­tion­naire jouit du chaos en acti­vant la nos­tal­gie d’un passé pur qu’il recon­stru­it idyllique et sta­tique — le pro­gres­siste jouit des frag­ments d’ordre se con­sti­tu­ant vers un futur ouvert qu’il con­stru­it idyllique et mou­vant. Mais les deux s’accrochent à l’idée d’un meilleur, que le présent n’a qu’en frag­ile gésine et pour lequel une lutte s’impose. Les deux refusent le présent qua présent.

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