Rembrandt - Philosophe en méditation

Words words words bla bla bla

Beau­coup trop de mots, dès que je veux dire les choses dans la détail du con­cept, pour en cern­er quelque chose de la vérité.
C’est las­sant.
Je ne parviens pas à me sat­is­faire du brou­et que je me sers. Autant je l’aime chez autrui - et je peux me plonger avec délices dans Husserl, Hei­deg­ger, Kant, Spin­oza, Descartes même, Deleuze, Der­ri­da, Quine, Wittgen­stein, Fodor, et autres Pan­gloss à la crème -, autant je le sup­porte mal chez moi.
Rembrandt - Philosophe en méditation
C’est un juge­ment moins sur la qual­ité du résul­tat — qui vaut ce qu’il vaut, je peux me sur­pren­dre, par­fois — que sur la nature de l’exercice, je veux dire, sur la façon de m’installer dans les mots qu’il sus­cite, cette impres­sion labyrinthique de n’être pas en prise sur la chose même — et de rater la vérité, au fond.
      Cor­ri­dors de givres
      Sur la vit­re offerte au vent
      Le feu danse, fol

(je n’avais pas pen­sé à ce tableau de Rem­brandt, au moment où s’est imposée ce petit rythme. L’image est venue d’elle-même.)

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