Cette pointe d’enfance-là

On peut plonger au fond de la pen­sée comme on se perd dans le tumulte de ses sen­ti­ments — toute la rapac­ité vis­cérale des impres­sions. Et récipro­que­ment, récipro­que­ment. La tête et le coeur ordon­nent tous deux les ordres d’un ailleurs pos­si­ble, poix d’un futur ordon­né à l’insistance des si seule­ment : pas d’autres fer­ments aux labyrinthes — les miens sont sim­ple­ment bien évi­dents à détecter, sinon à résoudre. On peut se noy­er en soi-même, s’abîmer, dans l’ivresse partagée, partagée des liens per­dus, des fils de souf­france renoués à deux ou plus. Notre enfance, notre enfance, cela nous hante comme une cru­auté dont on ne se défait qu’à coups de méta­mor­phoses jusqu’à ren­con­tr­er la bête fausse­ment domp­tée — et je ne dis pas qu’il faille la relâch­er : l’aimer serait pas mal déjà, l’aimer, oh, mon corps ! la détes­ta­tion est d’usage si facile, et si con­forme à l’ordinaire de nos soifs.

Et te don­ner juste ce que j’ai — ce rien. D’enfance ou presque.

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